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Je ne puis imaginer un personnage qu’à partir d’un conflit. En général, c’est l’être humain en conflit avec ses propres angoisses, avec lui-même. La mise en scène n’est qu’une mise en abîme de ce conflit : une quête d’identité où les personnages se défont, se démultiplient et se désintègrent (…) Nous sommes tous un peu autistes, un peu paranoïaques ; la scène est toujours intérieure. Les paysages qui émergent sur la scène sont la représentation de paysages intérieurs, et la mise en scène elle-même est largement déterminée par l’inconscient.
Philippe GENTY, La porte de l’imaginaire |